Hier, c'était ma première fois. Première découverte du père lachaise (cimetière du).
La visite a commencé par Jim Morrison, je m'attendais bien à un petit choc, mais au fond, je pensais que ça n'allait être qu'une tombe, avec le nom de James Douglas Morrison, et l'epitaphe "Kata ton daimona eaytoy", la vérité était toute autre. La toùbe était si mal entretenue, et les gens, posaient devant, comme si c'était la tour eiffel ou je ne sais quoi, j'ai trouvé ça irrespectueux. Un peu comme toutes les barrires qui en empechaient l'accès. Toujours est il que mon bouleversement fut sincère et sans doute inexplicable.
Nous avons continué, et, passant devant Paul Eluard et Maurice Thorez, nous avons été voir Edith Piaf, les gens en larmes ajoutaient à cette tombe discrète davantage d'émotion encore.
Notre visite s'est achevée par Eloise et Adelard, un couple à l'aventure quelque peu Shakespearienne, mais néanmoins magnifique.
Il ne s'est pas passé que ça, biensûr : nous avons croisé un homme avec une guitare et son fils qui lui disait "un jour tu me joueras un morceau?", j'ai caressé un chat qui était tout ignon et qui se laissait faire, et qui m'a finalement mordu, le sol était tellement glissant qu'on manquait de tomber a chaque pas.
A la sortie du cimetière, le bar "avec plein de trucs des Doors" annoncé par Brice, mon Jim Blond. Je regarde depuis la rue, émerveillée, un homme avec un tee shirt des Doors me fait un signe et un regard disant qu'il a bien tout compris, comme s'il savait qui j'étais. Le barman, lui, en revanche, ne comprend pas, et me regarde comme si je venais de la 822e dimension. Mais c'était bon. Les photos de Gloria Stavers et de Joel Brodsky, c'était bon...
Maintenant, cette tombe, celle de Jim, a fait rmeonter tant de choses en moi. J'ai tenté de les évacuer par quelques larmes dissimulées, mais rien n'y a fait. Je me suis sentie differente. Une boule dans la gorge. Possédée par quelque chose, mes pensées peut etre. Des paroles me sont revenues, certains faits, certains paroles, certaines musiques, on pris tout leur sens. J'ai pensé à Pam, séparée éternellement de Lui malgré tout ce qu'elle aura tenté, à Jim, au groupe, à l'histoire, à mon Jim blond, à l'éventualité d'un avenir, à la musique, aux sentiments, à la beauté, au bonheur, au temps, à la fatalité de l'éphémère (ou non), mais surtout à Lui, à sa façon d'etre, à ce que j'en sais, à comme j'aurai aimé en savoir la vérité, à ses defauts, a ses qualité, à Lui, je ne saurai comment expliquer. Tout cela et bien plus, en une fraction de seconde, touchant à mes propres sentiments, se poursuivant toujours autnt en désordre pendant une bonne journée, maintenant. Je eux pas décrire, j'en aurai beosin, mais je ne trouve pas les mots.
J'acheverai donc cet article sur KATA TON DAIMONA EAYTOY, son sens, que certains ignorent et que d'autres trouvent inexistant. Le sens, pour moi, est plus qu'évident.