<<Le 26.03.08
Maman,
Les temps sont durs. Mon intérêt pour les foutaises de l'enseignement décroit à vue d'½il.On me jugera pourtant sur ces choses dépourvues de valeurs et d'importance. Ma vie en dépendra, puisque même ce diplôme dévalorisé sera le garant de ma vie.
Supporter ces cours dont les sujets ne signifient rien pour moi, et cette classe bruyante de potentiels "idiots" (mot fort, mais j'ai perdu l'exactitude de mes propos) posant leurs questions ridicules et réellement sottes pour se faire mousser.
Ma place est auprès de l'intérêt. Je suis, par malheur, une passionnée, et, si cela peut m'être fatal, c'est aussi cela qui me rendra impliquée et productive.
Je n'ai pas voulu faire littéraire pour entendre des élèves ignorants déblatérer leurs conversations monotones de Barbie & co, ni pour enlever aux ½uvres la beauté de l'art, et encore moins pour suivre l'économie mondiale.
Je pensais que l'art ici était mis en valeur, et que mon BAC général, même littéraire, m'ouvrirait des portes et de l'intérêt.
J'aime apprendre. Quand ma curiosité me guide.
Ici, on me bourre le crâne, on me fait taire, on m'enlève tout rapport humain, et on me bloque sur une chaise de bois et de fer, barreaux aux fenêtres, qui, d'ailleurs, ne s'ouvrent plus.
Certains professeurs sont très intéressants, mais l'éducation, quand elle est dédiée à la foule, ne devient qu'une corvée partagée.
La lassitude me bloque. Et l'obligation de celle ci m'empêche de nourrir mon intérêt : comment trouver un travail quand je dois rester sur ma chaise?
Je ressens que le lycée me freine dans mon accomplissement, dans ma maturité, dans mon évolution, dans la vie à laquelle j'aspire.
J'ai des projets, grands, mais aussi quelques autres minoritaires, et aucun ne peut être satisfait.
La frustration s'ajoute à la lassitude, et à la honte des rires d'autrui, et de ma "stagnation". L'incompréhension des autres et les tensions qui en naissent me font parfois même douter de mes quelques certitudes. Et, sans aucun repère, alors, comment progresser, comment parvenir à la stabilité vers laquelle je tend?
Mais la stabilité selon MA perception. Chaque être perçoit différemment, mais, comme le disaient les indiens : "Tu ne peux juger ton frère tant que tu n'as pas fait 1 mile dans ses mocassins".
Je t'aime, ça ne changera pas. Même quand ma vie ne sera plus la tienne.>>
***SUITE FACULTATIVE***
<<We want the world and we want it...
now!>>
The time has come... Life had begun
Il est temps, pour moi, de vivre, de vous répondre, et de vivre. Me priver ne changera en rien ma détermination. Je suis certes entêtée, mais croyez bien que je vous entend. Il est une clé, et je la désire aussi. Si vous n'êtes pas aptes à croire en moi, si vous ne m'écoutez pas, pourquoi prétendre me vouloir un avenir? N'ai-je pas droit à l'avenir dont je veux? Si j'exerce avec passion, si je vis dans l'amour, si je n'aspire à rien d'autre, du moins pour ces temps, me priver de mon plaisir et de la satisfaction de mes besoins ne rimerait à rien, serait dépourvu de sens.
Pix:Title:
Long Road Ahead IIAuthor:
tumbDownload:
deviantART